lundi 23 novembre 2009

Bakou'

La suite de Paris arrive bientôt...

D'ici là, petit aparté.

Catéchisme révolutionnaire
, c'est le nom d'un programme politique écrit par le russe Bakounine en 1865, qui vient d'être (ré?)édité.

Tant d'intuitions avant-gardistes en si peu de pages méritent bien un petit dessin.








Quelques points :


- Abolition radicale de toute religion officielle et de toute église privilégiée ou seulement protégée, payée et entretenue par l'Etat. Liberté asbsolue de conscience et de propagande pour chacun.

- Abolition absolue de toutes les peines dégradantes et cruelles, des punitions corporelles et de la peine de mort.

- Liberté d'aller et venir, de professer hautement toutes les opinions possibles, d'être fainéant ou actif, immoral ou moral, de disposer de sa propre personne.

- Abolition absolue de l'horrible droit de conquête comme contraires au principe de la liberté. Négation absolue de la politique d'agrandissement, de gloire et de puissance de l'Etat.[...] Un pays conquérant est nécessairement un pays intérieurement esclave.

- Par cette injuste et funeste déviation, le travail du peuple, devenu un travail purement mécanique et pareil à celui d'une bête de somme, est déshonoré, méprisé, et, par une conséquence naturelle, déshérité de tout droit. [...] Il est donc nécessaire que la division inique établie entre le travail intellectuel et le travail manuel soit autrement établie.

- La femme, différente de l'homme, mais non à lui inférieure, intelligente, travailleuse et libre comme lui, est déclarée son égale dans les droits comme dans toutes les fonctions et devoirs politiques et sociaux.

- Abolition, non de la famille, mais de la famille légale, fondée sur le droit civil et sur la propriété. Le mariage religieux et civil est remplacé par le mariage libre.

- L'école doit remplacer l'église.

- Il n'existe qu'un seul dogme, qu'une seule loi, qu'une seule base morale pour les hommes, c'est la liberté.



... 1865 !


Au centre

jeudi 19 novembre 2009

Paris #1

Par manque de temps, j'ai un peu abandonné les narrations de type "carnets de bord". Ça me manquait je dois dire. Ces derniers jours vont donc être l'occasion de reprendre du service.







mercredi 18 novembre 2009

Adios

Une magnifique double-page en hommage à Guernica, dessinée par Maya, qui ne sera pas publiée comme telle puisque les éditions Casterman m'ont dit qu'elles risqueraient fortement le procès, les droits d'auteur de l'oeuvre n'appartenant pas encore au domaine public.





J'ai proposé d'assumer l'entièreté de l'éventuel procès. Elles ont ajouté que, en outre, le livre serait passé au pilon à sa sortie. Cool, comme le dernier cd de Joey Starr ! La famille de l'anar Brassens ayant fait détruire la première édition de son album pour sa reprise-hommage de Gare au gorille...

Grrrrrr, on dit.

samedi 14 novembre 2009

Todo esta aqui




vendredi 13 novembre 2009

Comme au cinéma

Test d'encrage-couleurs pour le projet 2010 sur le Vietnam. J'essaie de trouver des écritures graphiques différentes pour chaque histoire.





***

Comme le personnage du récit, Albert, était (et est toujours) communiste; il faut plonger dans des lectures drapées de rouge pour le préparer. Je vois toujours chaque héros que je mets en scène exactement de la même façon que s'il s'agissait d'un film et qu'il me fallait camper le personnage (des restes de l'atelier théâtre du collège ?).

Pour dessiner un musulman (Faire le Mur + Tabula Rasa), je dois avoir en tête le cadre de références d'un croyant. Même si cela n'est pas utile à proprement parler pour l'histoire, j'aurais l'impression de passer à côté de la crédibilité du personnage sans ce minimum de préparation. Alors je dois me taper le Coran (faut être TRES motivé). Et comme je ne suis pas le plus à même pour décrypter les Écritures Saintes, j'ai choisi les écrits du vilain Tariq Ramadan comme exégète (là, je comprends déjà vachement mieux).

Pour un anarchiste (Terres Promises -Taayoush-), c'est joindre l'utile à l'agréable puisque jongler de Bakounine à Chomsky, en passant par Kropotkine, m'occupait déjà avant d'entamer ce projet.

Pour un coco, compulsons les classiques : Marx, Engels, Lénine ou Guevara. On ne se tape pas la cuisse, c'est certain, à la vue des tableaux complets de production d'acier. Heureusement, il y a parfois des formules heureuses... Dans L'impérialisme, stade suprême du capitalisme (Lénine), on pourra relever le chapitre :" Le parasitime et la putréfaction du capitalisme".




***

Ceci étant, hier j'ai assisté à un concert (Eiffel) et je me demande bien pourquoi je passe autant de temps dans tout ça : un accord audacieux ou un chant possédé rendent bien ridicule toute tentative dessinée. Les fois où j'y pense, ça me ferait presque déprimer de contaster à quel point l'écart émotionnel entre ces deux modes d'expression est grand. Et à quel point celui que j'utilise, non par choix, m'apparaît comme inférieur, du point de vue de l'intensité.


mardi 10 novembre 2009

Charette

Devant rendre deux projets en décembre, je suis donc en pleine phase de bouclage. Ça fait faire des choses étranges. Comme d'élaborer des plans et des calendriers précis (je ne dessine a peu près aucune page dans l'ordre, faut dire...).

Je crois que j'ai touché le fond.







vendredi 6 novembre 2009

Vidéo

Et voici le petit film fait à partir des séquences prises en Palestine.
Un peu de déconnade, histoire de ne pas circonscrire cette terre qu'à sa facette la plus sombre. Merci Céline Dion, donc.







(celui qui se moque de mon accent, je le tue)